Un planning où les emplacements nus et les locatifs apparaissent côte à côte

Sur le papier, c'est le même camping. Dans les faits, vous exercez deux métiers. L'emplacement nu se vend à la nuit, se libère en une heure et ne coûte presque rien quand il tourne. Le locatif se vend à la semaine, demande une équipe de ménage le samedi, du linge, de l'entretien et un amortissement, et rapporte trois fois plus par nuit. Les gérer avec les mêmes règles, c'est se tromper sur les deux. Voici ce qui les sépare vraiment, et comment tenir les deux dans un seul planning sans mélanger les chiffres.

Deux structures de coûts, deux logiques de prix

La différence n'est pas le prix affiché, c'est ce qu'il reste après.

Sur un emplacement nu, le coût marginal d'une nuit supplémentaire est très faible : un peu d'eau, un peu d'électricité, l'usure des sanitaires. Le vrai coût est fixe et se paie que la parcelle soit occupée ou non. La conséquence est simple : une nuit vendue même à prix modeste vaut mieux qu'une nuit vide, et le levier principal est le remplissage.

Sur un locatif, chaque séjour coûte vraiment quelque chose : ménage de fin de séjour, blanchisserie, consommables, usure de l'équipement, et l'amortissement de l'unité elle même sur dix ou quinze ans. Ici, brader une semaine ne remplit pas seulement une case, cela peut la faire travailler à perte une fois le ménage payé. Le levier n'est pas le remplissage à tout prix, c'est le prix par semaine et la rotation propre.

D'où deux façons de construire le tarif :

Deux plannings dans un seul planning

Un emplacement nu se gère au jour près : une famille part le mardi, une autre arrive le mercredi, et la parcelle n'a besoin de rien entre les deux. Un locatif se gère par blocs : il faut un créneau de ménage entre deux séjours, et ce créneau est une contrainte de planning, pas une formalité.

Les règles qui évitent les ennuis du samedi :

  1. Jour d'arrivée fixe sur les locatifs en haute saison, pour que les départs et les arrivées se concentrent et que l'équipe de ménage travaille en une seule vague au lieu de courir sept jours sur sept.
  2. Heures de départ et d'arrivée décalées, par exemple départ le matin et arrivée en début d'après midi, écrites dans la confirmation et pas seulement sur un panneau.
  3. Un état des lieux rapide à chaque rotation, avec une fiche par unité. C'est ce qui permet de facturer une casse sans discussion et de repérer l'entretien avant qu'il ne devienne une réparation.
  4. Ne pas mélanger les libertés : accepter une arrivée un mardi en plein août sur un locatif fait sauter deux jours de planning pour une nuit gagnée.

Tout cela tient dans un seul planning, à condition que chaque type d'unité y ait son propre tarif et sa propre règle. Ce qu'il ne faut pas, c'est deux outils : le jour où les locatifs vivent dans un tableur et les emplacements dans un logiciel, quelqu'un promet deux fois le même mobil-home.

Deux clientèles, deux façons de vendre

Le campeur qui vient avec sa tente ou sa caravane connaît le camping, compare le prix et la place, réserve souvent tard et revient s'il a aimé. Le client du locatif compare avec une location de vacances, décide sur photos, réserve plus tôt et attend un niveau d'équipement précis.

Concrètement, cela change trois choses :

Mesurer les deux séparément

C'est là que la plupart des terrains perdent de l'information. Une occupation globale de soixante pour cent ne veut rien dire si elle mélange quarante emplacements nus et huit mobil-homes. Suivez pour chaque type, au minimum :

Avec ces quatre chiffres, la question qui revient chaque automne, faut il ajouter deux locatifs ou refaire le bloc sanitaire, cesse d'être une opinion.

CampSuite tient emplacements nus, locatifs et glamping dans le même planning, chacun avec son tarif et sa saison, et reçoit au même endroit les réservations du site et celles prises à l'accueil, donc rien n'est promis deux fois. Chaque réservation garde ses campeurs avec leurs coordonnées, l'acompte et les messages sur votre téléphone, les factures sortent de la même réservation, et le rapport d'occupation et de recettes se lit par type d'unité. C'est exactement la vue qui manque quand les locatifs vivent dans un tableur. Voyez la page locatifs pour un terrain qui exploite les deux modèles.

Votre liste avant la prochaine saison

Deux métiers sur un terrain, ce n'est pas un problème : c'est ce qui permet de remplir d'avril à octobre au lieu de juillet et août. Encore faut il les piloter séparément. Pour voir comment CampSuite tient les deux dans un seul planning, regardez les tarifs ou écrivez-nous.