Un tableau de chiffres et un graphique à barres sur un écran

En octobre, la grille de l'an prochain part à l'imprimeur ou monte sur le site, et dans la plupart des campings elle naît de la même façon : on pose celle de cette année à côté, on ajoute quelques pour cent, et c'est fait. Cela fonctionne tant que rien ne change, et quelque chose change toujours. Calculer les tarifs de la prochaine saison au camping prend une matinée si vous le faites avec des chiffres, et c'est la même matinée que vous ne passerez pas en mars à expliquer à un locataire à l'année pourquoi il paie plus qu'il ne croyait.

Commencez par le coût d'une nuitée

On ne fixe pas un prix sans savoir ce qu'une nuit coûte. Additionnez les charges d'une année entière, y compris les mois où personne ne vient : salaires, énergie, eau, assainissement, déchets, entretien, assurances, taxes foncières et locales, amortissement des locatifs et des sanitaires, et votre propre temps. Divisez par le nombre de nuitées que vous vendez réellement, pas par celui d'une saison parfaite.

Ce qui en sort n'est pas un prix, c'est un plancher. Tout ce que vous vendez en dessous, vous le vendez à perte, même si l'emplacement serait resté vide. C'est le chiffre le plus utile de toute votre comptabilité, et presque personne ne l'a calculé.

Faites le calcul séparément pour les emplacements nus, les emplacements à l'année et les locatifs. Un mobil-home a du ménage, de l'inventaire et de l'amortissement ; un pré n'en a pas. Un prix moyen pour tout signifie qu'un produit subventionne l'autre sans que vous sachiez lequel.

Construisez des périodes qui suivent la saison

La demande varie d'une semaine à l'autre bien plus que vos prix. Il y a là de la marge, et il ne s'agit pas d'augmenter mais de mieux répartir.

Travaillez avec peu de périodes, pas vingt. Quatre ou cinq suffisent : basse saison, moyenne, haute, les ponts de mai, et le coeur de juillet et août. Posez les périodes de l'an prochain à côté du calendrier des vacances scolaires des trois zones, et à côté des vacances néerlandaises, allemandes et britanniques si vous avez une clientèle étrangère, parce que sur le littoral elles pèsent souvent plus que les françaises.

Utilisez aussi les périodes pour remplir mai, juin et septembre plutôt que de serrer davantage le mois d'août. Un prix plus bas en juin ne fonctionne que s'il vient avec une raison de venir à ce moment là : une durée minimale qui devient avantageuse, sept nuits pour le prix de six, ou un tarif pour les séjours de plus de deux semaines.

Ce qui figure à part sur la facture

Trois postes n'ont pas leur place dans le prix de l'emplacement, et le faire systématiquement vous évite des discussions :

Vérifiez par ailleurs, avant d'imprimer, la délibération de votre commune ou de votre intercommunalité pour les tarifs de taxe de séjour applicables à l'année qui vient, et le taux de TVA qui s'applique à chacune de vos recettes, parce que l'hébergement et ce que vous vendez au bar ou à l'épicerie ne relèvent pas nécessairement du même. Ces deux choses se savent avant que la grille sorte, pas après.

La réservation anticipée marche mieux que la remise

Une remise que tout le monde obtient ne fait que baisser votre recette. Un avantage conditionné change le comportement. Deux conditions valent la peine.

La première est le temps. Ouvrez les réservations de la saison suivante à l'automne et donnez à ceux qui réservent et versent l'acompte avant une date un avantage clair : priorité sur leur emplacement habituel, une nuit offerte sur un long séjour, ou un prix qui monte après cette date. Cela vous donne en janvier une visibilité sur l'été, et de la trésorerie dans les mois où rien n'entre.

La seconde est la durée. Sept nuits pour le prix de six vous coûtent une nuit et vous en apportent quatre, avec un ménage au lieu de deux. Pour mai, juin et septembre, c'est presque toujours le levier le plus fort dont vous disposez.

Écrivez l'acompte et les conditions d'annulation juste à côté du prix, dans le même texte. Un acompte qui n'apparaît que dans la confirmation vous coûte la réservation de celui qui hésitait.

Comparez vous à vous, pas au voisin

Les prix du camping à dix kilomètres ne disent rien de vos charges ni de votre taux d'occupation. Vos propres chiffres, si. Posez l'occupation et la recette par période de cette année à côté de celles de l'an dernier et regardez trois choses : quelles semaines étaient pleines au prix actuel, quelles semaines sont restées vides à n'importe quel prix, et ce qu'une nuit a rapporté en moyenne par type d'emplacement.

Les semaines pleines supportent un prix plus élevé. Les semaines vides n'ont pas un problème de prix mais de demande, et là une autre clientèle ou un séjour plus long aide davantage qu'une baisse.

Avec CampSuite, les réservations prises en ligne et celles prises au téléphone sont dans un seul planning, les emplacements, les locatifs et le glamping ont chacun leurs prix, et les rapports vous donnent réservations, occupation et recettes par période. Les acomptes et les soldes se prennent par carte, et la confirmation avec les conditions part de la même réservation. Voyez les fonctionnalités et la page des tarifs.

À faire en octobre

Une grille qui repose sur des chiffres se défend toute seule à l'accueil et au téléphone. C'est là le vrai rendement : pas quelques pour cent de plus, mais une saison sans discussions et avec les acomptes déjà encaissés. Pour garder les réservations, les prix par type d'emplacement et l'occupation par période au même endroit, regardez les solutions pour campings du littoral ou écrivez-nous.