Un classeur de sécurité ouvert sur le comptoir de la réception

Le jour où quelqu'un vient contrôler, la première question n'est jamais sur votre extincteur. Elle est sur votre registre. Et la réponse "il est quelque part dans le bureau, je dois chercher" vous met en difficulté avant même qu'on ait regardé le terrain.

Le registre de sécurité n'est pas un document administratif de plus : c'est l'endroit où se trouve la preuve que vous avez fait ce qu'il fallait, quand il fallait. Sans lui, un entretien réalisé n'existe pas. Voici ce qu'il regroupe et comment le tenir sans y passer vos dimanches.

À quoi il sert, et ce qu'il n'est pas

Un camping reçoit du public, et les établissements recevant du public doivent tenir un registre de sécurité où sont consignés les renseignements relatifs à la sécurité : les vérifications et contrôles techniques, les travaux, les consignes, et la formation du personnel.

Deux confusions fréquentes, qu'il vaut mieux lever tout de suite :

Les obligations précises dépendent de votre classement, de votre effectif et des installations que vous exploitez. Faites confirmer votre périmètre exact par votre bureau de contrôle ou par le service compétent de votre commune, une fois, et notez la réponse en première page du registre.

Ce que le classeur doit contenir

Organisez le en intercalaires, dans cet ordre, parce que c'est l'ordre dans lequel on vous le demandera :

  1. L'identification de l'établissement : raison sociale, classement, capacité autorisée, plan du terrain avec les emplacements, les locatifs, les points d'eau et les accès pompiers.
  2. Les installations électriques : rapports de vérification, dates, et surtout les suites données aux observations. Un rapport avec trois réserves et aucune trace de leur levée est pire qu'absent.
  3. Le gaz : installations fixes, stockage des bouteilles, contrôles.
  4. Les moyens de secours : extincteurs, robinets d'incendie armés, alarme s'il y en a une, avec les dates de vérification et les étiquettes correspondantes.
  5. Le désenfumage, le chauffage et les appareils de cuisson des bâtiments concernés, y compris le snack. Voyez l'article sur la restauration.
  6. Les consignes et le plan de sécurité : affichages, points de rassemblement, conduite à tenir, et la version remise aux clients.
  7. Les exercices et la formation du personnel : dates, noms, contenu. C'est la rubrique la plus souvent vide et la plus regardée.
  8. Les travaux et modifications : tout ce qui change l'implantation, l'effectif ou les circulations, avec les autorisations correspondantes.
  9. Les incidents : départ de feu, inondation, évacuation, avec ce qui a été fait et ce qui a été corrigé ensuite.

Si vous exploitez une piscine, elle a son propre jeu de registres et de contrôles, à tenir en parallèle : voyez l'article sur la piscine. L'eau chaude sanitaire aussi, avec son carnet : voyez l'article sur la légionelle.

Les erreurs qui le rendent inutile

Les rapports sans suites. Un contrôle produit des observations. Ce qui compte n'est pas le rapport, c'est la ligne qui dit quand et comment vous y avez répondu. Ajoutez une colonne "levée le" et tenez la.

Les dates groupées. Huit vérifications consignées le même jour, trois mois après, avec le même stylo, ne convainquent personne. Notez le jour où vous le faites.

Le classeur dans le bureau fermé. S'il n'est pas accessible au personnel présent un dimanche, il n'est pas accessible. Et gardez une copie numérique ailleurs : un registre de sécurité détruit dans l'incendie qu'il documentait est une histoire vraie et fréquente.

Un seul exemplaire papier. Scannez au fur et à mesure. Le classeur reste la référence, la copie vous sauve.

La remise à jour de cet hiver

Prévoyez une demi journée, en février, avec les rubriques ci dessus et un surligneur :

Et tenez une page de garde avec la liste des contrôles, leur périodicité et la prochaine échéance. C'est la page que vous regarderez douze fois par an et la seule qui évite les oublis.

Avec CampSuite, chaque réservation garde ses clients et leurs coordonnées, son acompte et ses messages au même endroit, y compris depuis un téléphone, et les arrivées et les départs du jour sont visibles. Pour la sécurité, c'est ce dernier point qui compte vraiment : le jour où il faut évacuer un secteur ou prévenir les clients présents, vous savez qui est sur le terrain et comment le joindre, au lieu de le reconstituer. Voyez les fonctionnalités et, pour un petit camping, la page des solutions. La conduite à tenir en cas d'alerte est dans l'article sur les intempéries.

À faire avant la saison

Un registre tenu ne vous empêche pas d'avoir un sinistre, mais il change entièrement ce qui se passe après. Pour en parler, écrivez nous depuis la page de contact ; les tarifs des différentes formules sont sur la page des tarifs.